Economie de la Dentition : 
Coûts de maintenance &
Coûts de réparation


Il m’est impossible d’afficher ici un tarif réaliste de mes interventions, car dans l’éventail des choix techniques qui existent pour résoudre une pathologie dentaire donnée, le bon choix dépend de son adéquation à vos critères personnels : objectifs comme votre emploi du temps, ou plus subjectifs comme ceux relevant du confort, et du souci esthétique, sans parler des contraintes financières.

Rien ne remplace un examen personnalisé au fauteuil, l’instauration avant traitement d’un dialogue entre patient et praticien, et l’établissement d’un devis détaillé, notamment lorsqu’il s’agit de traitements nécessitant plusieurs séances au fauteuil ou en bloc chirurgical.

Cependant, je voudrais vous entretenir aussi de cas plus quotidiens qui relèvent de la santé bucco-dentaire en général, et qui pourtant concernent sérieusement chacun d’entre nous, et nos familles. J’essaierai de le faire au moyen d’une comparaison avec un élément quotidien de notre vie : l’automobile.

Échappons-nous donc de la santé un instant si vous le voulez bien, pour entrer dans le monde de l’automobile. Les véhicules les plus récents, les plus efficients, nécessitent des «révisions» périodiques ; ils connaissent encore des pannes, même si une garantie en atténue les conséquences les premières années qui suivent l’achat. Nous faisons le plein tous les cinq cents kilomètres, changeons les pneumatiques tous les vingt mille. Nous passons notre voiture sous la brosse de lavage, et il nous arrive nous-mêmes de passer l’aspirateur sur la moquette et les sièges.
Après dix ans, il nous est devenu nécessaire de la remplacer, et même plus souvent.

Notre dentition, elle, depuis son premier échange après la chute des dents de lait, devra nous accompagner quatre vingts ans, et plus !


     

Avec un tel cahier des charges qui rebuterait le plus talentueux constructeur automobile, nos dents ne méritent-elles pas aussi un effort de maintenance de notre part ?
Nous aurons consommé de cinq à dix voitures scrupuleusement entretenues et consacré moins d’efforts en faveur de nos dents ?


Quelle maintenance pratiquer pour se prémunir contre les périls qui menacent notre dentition ? La brosse à dent et le dentifrice ont compensé en partie l’évolution inadaptée du mode de consommation alimentaire moderne à la bonne santé de nos dents. Invention magnifique ! Même bien employée, est-elle suffisante ? La réponse est non !


L’espace inter-dentaire est difficilement accessible, il nécessite l’usage en complément de la brosse du fil dentaire et, ou, de brossettes ; est-ce suffisant ? La réponse est de nouveau, non !


Et l’usage de brosses à dent électriques, les hydropropulseurs dentaires ? Recommandables oui, suffisants, encore non !


Malgré tous les (bons) emplois de moyens indispensables décrits ci-dessus, efforts souvent annihilés par les repas pris hors domicile avec la difficulté pratique d’hygiène dentaire qui en résulte, la fumée de cigarette, et la consommation de produits sucrés, toutes ces conditions, sévères pour la santé de nos dents, ne permettent pas de se passer des révisions régulières en atelier, pardon, en cabinet dentaire.


Évidemment certains, là comme ailleurs, sont plus égaux que d’autres. Ils ont reçu une dentition merveilleuse, et les quelques efforts quotidiens semblent suffire à la maintenir en état.



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